La culture et le sport sont le reflet de la société dans laquelle nous vivons, que nous souhaitons voir changer, pour que le roi ne sera plus l’argent.

LES ENJEUX

Tout d’abord en ce qui concerne l’art, depuis plusieurs décennies, un mouvement d’intellectualisation l’a conduit vers toujours plus d’abstraction. Aujourd’hui deux courants de pensée s’opposent, un art élitiste conçu pour ceux qui se disent des « initiés » et un art populaire, en réaction, se proposant de traduire le concret. 

Si l’un des rôles de la culture peut être celui de l’émancipation de l’esprit humain, l’art doit également traduire la beauté et doit participer à la régénération (l’oxygénation) de l’humanité. Il apparaît ainsi important de ne pas confondre l’art, la culture avec des effets de modes que sont des moyens d’expression pouvant traduire un message sociologique qu’il ne faut certainement pas négliger, mais qui ne peuvent être qualifiés d' »artistiques » : le bruit n’est pas de la musique, le barbouillage n’est pas de la peinture, le concassage n’est pas de la sculpture, le défoulement n’est pas de la danse…

En ce qui concerne le sport, si 85% des français estime que le sport peut renforcer le sentiment de fiereté nationale, une vision trop idéalisée sur le sport en général s’est accrue ces dernières années. Déjà en 1936, Léo Lagrange disait que le sport et l’argent font mauvais ménage. Et lorsque l’UEFA qui a empoché la plus grande partie de l’argent des sponsors, est exonéré en France de tout impôt, comment affirmer que le sport promeut les valeurs citoyennes ? Depuis plusieurs décennies le culte du corps et de l’argent facile a effacé des consciences l’effort, le travail collectif et la maîtrise de soi. Le sport doit redevenir une discipline mentale et de maîtrise du corps et l’esprit de compétition ne doit pas prendre le dessus sur le vouloir vivre ensemble.

QUELQUES ORIENTATIONS

La culture comme le sport sont « l’esprit » même de la société dans laquelle nous voulons vivre. Ainsi, nous appelons de nos vœux à une culture qui élève, et non qui abaisse, une culture artistique à la recherche et à la mise en valeur du beau et du créatif. Il ne s’agit pas d’imposer un modèle par quelconque injonction, mais de créer les conditions inspirantes pour que se révèle le beau et le créatif dans notre société. 

Il en est de même pour le sport, où il est urgent de mettre fin à cette folie financière du sport professionnel alimenté par des paris sportifs, et qui sont bien loin des valeurs humaines que nous souhaitons réaffirmer dans tous les domaines.

Que ce soit pour la culture ou le sport, les programmes scolaires devront prendre en compte ces deux disciplines, à part entière… il vaut mieux des têtes bien faites que des têtes bien pleines, dans un monde nouveau où il est plus que jamais important de mieux vivre ensemble.

QUELQUES PROPOSITIONS

  • incorporer la création artistique, ainsi que la maîtrise de soi par la pratique sportive depuis l’école maternelle jusqu’à l’université
  • Conventionner avec les communes pour l’accès à des lieux de brassage culturels en partenariat avec des intervenants extérieurs mais également dans le cadre d’une économie sociale et solidaire décentralisée, avec la création d’un nouveau statut de coopératives à but culturel
  • Défendre l’exception culturelle et sortir la culture des échanges « marchands » tant au sein de l’Union Européenne qu’au sein de l’Organisation Mondial du Commerce
  • Soutenir la préservation de notre patrimoine français
  • Soutenir les professionnels de la culture dans le cadre des orientations partagées  qui pourraient émerger d' »assises de la culture » que l’État s’engagerait à promouvoir  dans chaque Région et département
  • Soutenir le sport de proximité comme discipline physique et mentale de la maîtrise du corps et du vivre ensemble
  • Dégager un plan pluriannuel d’investissement pour les équipements publics culturels et sportifs de proximité, afin que chaque enfant, jeune scolarisé, puisse en profiter dans le cadre des programmes pédagogiques. 
  • Sur le plan du sport professionnel, supprimer les avantages fiscaux pour les clubs et joueurs pro, et plafonner les salaires à un maximum de 20 fois le SMIC. 
  • Aucun argent public ne pourra être orienté de manière directe ou indirecte pour le sport professionnel. Tout projet de construction d’une équipement sportif privé devra reverser à la commune 80% des dépenses d’accès aux réseaux publics et à la desserte de voirie ou transports publics.

COMMENT ?

  • Engager les réformes législatives et réglementaires pour atteindre les orientations définies plus haut
  • Réorienter les aides publiques à la mise en œuvre de ses orientations